
Que tu partes pour une semaine ou 3 ans, la recette d’un road trip moto est plutôt simple : une moto à peu près fiable, une bagagerie adaptée et un équipement motard adéquat. Cet attirail doit réaliser le miracle de te protéger en restant confortable, et par toutes météos. Voilà nos conseils pour envisager sereinement ton prochain voyage à bécane.
Style, budget, options, qualité, insonorisation, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Cependant, le voyage à moto impose une contrainte : la polyvalence. Que tu partes sur 5 jours ou 2 ans, tu peux affronter moult conditions climatiques.
Nos recommandations ? Choisis un casque modulable. Il offre la protection de l’intégral tout en te laissant la possibilité de rouler en mode Jet en pleine canicule. Les accessoires indispensables ? La visière solaire intégrée et le Pin-lock évitant la formation de buée. Les mousses détachables et lavables sont aussi essentielles pour éviter de baigner dans ta sueur après ta virée en Corse par 35°C. Un dernier conseil ? Quitte à casser la tirelire, privilégie un casque léger. Tes cervicales t’en seront reconnaissantes.
Il existe un problème avec les gants moto : leur inadaptabilité. En effet, impossible de jouer avec des doublures thermiques ou polaires comme avec une veste ou un pantalon. Il existe bien des sous-gants, mais leur usage a ses limites. La raison est simple : il faut conserver la mobilité et la sensibilité de ses doigts. Partant de ce constat, si tu pars longtemps en voyage, et selon la destination, pense à emporter au moins deux paires de gants : un modèle été et un hiver.
Et les mi-saison dans cette équation ? Ils ont l’avantage d’être bien ventilés tout en proposant une manchette qui empêche les courants d’air désagréables le long du bras. Mais encore faut-il trouver la place de les stocker dans tes sacoches...
Voilà l’élément clé de ton attirail de motard baroudeur. Garde en tête les 3 missions que ta veste doit accomplir : résister à l’abrasion en cas de glissade, protéger tes articulations en cas de choc et t’isoler des éléments extérieurs. Ce dernier point nous intéresse particulièrement en voyage moto. C’est d’ailleurs la raison d'être des vestes 4 saisons. Encore une fois le maître mot : polyvalence !
Nos conseils ? Sélectionne un modèle disposant de larges ventilations pour être au frais l’été et d’une doublure thermique amovible pour tes roulages en hiver. Et pour rester au sec ? Il y a deux écoles : soit l’étanchéité est assurée par une autre doublure imperméable détachable, soit elle est intégrée au tissu extérieur (Goretex). C’est – selon nous – la solution à privilégier car cette techno révolutionnaire te garde au sec tout en étant respirante.
Seule ombre au tableau ? Le poids de ces vestes. Il est important d’essayer avant d’acheter pour éviter de se sentir comme un astronaute en sortie extra-véhiculaire.
Tu n’as pas d’autre choix que d’opter pour des bottes cross voire enduro. Ces modèles archi-renforcés t’offrent une protection optimale contre des bûches dans le tibia, des chutes de moto sur la cheville ou encore des caillasses sur le talon. Le souci ? La sécurité prime sur le confort.
Nous te recommandons des bottes typées « Aventure ». Ces modèles offrent un haut niveau de protection (tibia, mollet, tendon d’Achille, orteils, plante du pied) tout en restant confortables (mousse intérieure qualitative, membrane externe Gore-tex respirante, semelle polyvalente). Le hic ? C'est encombrant et désagréable à porter en plein cagnard.
Aussi appelé bottine ou botte courte, son faible encombrement te permet de porter une paire et de stocker l’autre dans les bagages : un modèle ultra-ventilé, type basket montante pour l’été et un autre waterproof pour l’hiver. Le top ? Leur look te permet de les porter au quotidien sans avoir vraiment l’air d’un motard en permission.
Souvent le premier oublié dans la tenue du motard, il est pourtant essentiel. Sa mission ? T’apporter trois protections : protection à l'abrasion, aux chocs et à la météo. Là, tu as deux options :
1 : Opter pour un produit technique 4-saisons. Avec ses doublures thermiques et étanches amovibles, tu peux rouler toute l’année. Petit conseil, si tu as acheté une veste moto, prend un pantalon de la même marque pour pouvoir les zipper ensemble (pratique pour éviter les courants d'air dans le bas du dos).
2 : Privilégier le style en choisissant un jean moto. Tout aussi sécurisant, tu peux le porter en roulant et au quotidien grâce à son look urbain. Le souci ? Ils ne sont pas conçus pour affronter la drache ou le froid. Il faudra les combiner à un sur-pantalon étanche et/ou à un legging polaire.
Pourquoi s’embêter avec une veste et un pantalon 4-saisons alors qu’il existe des sur-vêtements étanches ? Ces derniers ne sont pas respirants. Certes un sur-pantalon est aussi efficace qu’un ciré de marin, sauf qu’au premier rayon de soleil notre sueur dégouline. Bref, cela reste idéal pour rouler ponctuellement sous la pluie. L’avantage de la grenouillère ? La garantie de ne pas avoir de fuite au niveau des hanches. Évidemment, quiconque a déjà enfilé une combinaison de pluie sait que l’opération prend du temps et qu’elle peut offrir la désagréable sensation d’être entravé dans ses mouvements.
Difficile de s’en passer. Multi-usage et multi-saison, il a plus d’un tour dans son sac. En été ? Il protège ta nuque des coups de soleil mais aussi ton nez de tout ce qui flotte dans l’air (poussières, sable, etc). En hiver, le tour de cou est tout aussi indispensable. Il protège ta gorge des courants d’air froids. Ça serait bête de partir en hivernale et de revenir avec une angine carabinée, non ? Sache qu’il existe des modèles polaires, coupe-vent ou encore déperlants.
Attention, nous n’évoquons pas là ce bon vieux chasuble fluo que tu es légalement amené à avoir sur toi en cas d’accident ou de panne. Non, nous évoquons un gilet à fièrement arborer quand tu roules. L’objectif ? Être vu de tous. Ajustés au corps, ces dispositifs ne flottent pas au vent. De plus, la plupart d’entre eux sont conçus en Mesh ce qui leur confèrent une ventilation optimale.
Rouler par toutes saisons implique d’être prêt à subir toutes les météos, mais pas forcément d’investir dans un équipement 4-saisons onéreux. Voilà l'alternative : les sous-vêtements techniques. La règle à respecter ? Ne pas excéder 3 couches. Car en cumulant les strates, tel un oignon, tu risques de sentir comme lui. La première épaisseur en contact avec ta peau (par exemple un maillot de corps technique) a pour objectif d’évacuer la transpiration. La 2ème strate, la sous-veste ou doublure, te réchauffe et te coupe du vent. La dernière couche ? Ta veste de moto.
Les innovations techniques issues de la compétition sur circuit que l’on retrouve au quotidien sont nombreuses. L’airbag en fait partie. Bon alors, d’accord, les risques en Moto GP ne sont pas exactement les mêmes qu’en road-trip dans les Cévennes, mais quand même. Comment le choisir ? Nous t’invitons à potasser l’article dédié à ce sujet. L’info à garder en tête : une cartouche de CO2 est plus facile à remplacer qu’une paire de cervicales. Alors bon, cela ne nous semble pas déconnant d’investir 600€ dans un gilet airbag autonome.
Nous espérons que cet article t’aura aidé à préparer ton prochain voyage à bécane. La chose à retenir ? Un équipement motard adapté permet de profiter à 100 % de son road trip moto. Avec le matos adéquat s’offre à toi de longues journées de roulage sous la flotte, dans le froid ou par grand soleil avec le même niveau de plaisir (ou presque). Bonne route !

Motard passionné de voyage, je reviens tout juste d'un road trip en side-car Ural de 50000 km jusqu'en Mongolie et Asie centrale. Je partage mes aventures à 2 et 3 roues sous le nom d’Uralistan ! Ce qui me passionne dans la moto ? La découverte, les rencontres et le partage.