
Que ce soit pour emmener ta bécane de cross non-homologuée route sur un circuit ou simplement pour t’éviter de longues heures d’autoroute en trail chaussé en pneus crampon pour traverser la France. Bref, il existe moult bonnes raisons pour transporter sa moto. Tu préfères aussi faire les choses toi-même plutôt que de payer les services d'un transporteur pour la livraison ? Dans cet article, nous te donnons tous nos conseils pour transporter une moto en toute sécurité, éviter les dommages, que cela soit dans un fourgon ou sur remorque.
C’est LA méthode la plus simple pour emmener sa bécane où bon te semble ! En effet, il te suffit de posséder un fourgon ou un petit utilitaire et le tour est presque joué. À défaut d’être l’heureux propriétaire d’un type H, tu peux aussi emprunter celui d’un collègue le temps d’un week-end. Les avantages de ce type de transport ? Le prix super abordable (à condition de déjà posséder ledit camion), la bécane est protégée des éléments extérieurs et surtout elle est à l’abri des éventuelles convoitises. Enfin, convoyer sa meule à l’arrière du combi ne change en rien la conduite du véhicule – contrairement à la remorque. Pas de prise de tête lorsque tu te déplaces dans un centre-ville aux ruelles étroites.
Le revers de la médaille ? À moins de disposer d’un véhicule réhaussé et rallongé, l’espace disponible reste restreint. Ainsi, dans la majorité des cas, tu ne pourras véhiculer qu’une bécane routière voire deux meules de motocross aux tailles de guêpe. De plus, pour adapter ton Renault Trafic au transport de deux-roues, il te faudra certainement investir dans quelques équipements tels que des rails d’amarrage ou des anneaux de fixation (nous développons tous les détails plus tard dans cet article).
Tu préfères opter pour la remorque ? Très bien. Évidemment moins cher à l’achat qu’un fourgon, tu peux l’atteler à ta voiture de tous les jours. Toutefois, comme tu l’imagines, il existe une pléthore de modèles. Voici donc les options qui s’offrent à toi :
C’est le top du top ! Disposant de moult œillets d’arrimage, de rails de guidage et de bloc-roues : elle est entièrement pensée pour tracter ta dulcinée en toute sérénité. Tu connais la meilleure ? Certains modèles te permettent de tracter jusqu’à 3 meules ! Qualité générale, prix, nombre de motos transportables, charge maximale admissible, possibilité de l’incliner ou non sont autant de critères déterminants le choix lors de l’achat.
Plutôt conçues pour le transport de stères de bois que de 1200 GS, elles ont l’avantage d’être très peu chères. Attention cependant, il te faudra les « customiser » un tantinet pour en faire des porte-moto idéales. Comment ? En y vissant un bloc-roue avant, des anneaux d’amarrage ou encore des rails de guidage par exemple. Le point de vigilance avant de se précipiter sur "Le Bon Coin" : la charge maximum admissible de la remorque. En effet, il te faut choisir la remorque en fonction de sa charge utile admissible et selon tes besoins. Tu souhaites simplement amener des 2 temps de 90kg de MX sur circuit ? Ou envisages-tu plutôt de tracter ta Road Glide de 420kg jusqu'en Corse ? A toi de jauger.
Charger sa bécane perpendiculairement à la route : en voilà une drôle d’idée. Et pourtant, c’est bien ce que proposent ces modèles. Pourquoi diantre opter pour cet ORNI (Objet Roulant Non Identifié) ? Il dispose de roues pivotantes et est complètement solidarisé au véhicule tracteur. Résultat : tracter ce genre de remorque ne change en rien la conduite. C’est donc une solution particulièrement adaptée aux camping-cars qui sont déjà assez encombrants pour ne pas en plus avoir à manœuvrer une remorque traditionnelle en marche arrière.
Convoyer sa bécane à l’arrière d’un utilitaire ne nécessite pas de permis particulier. Cependant, il existe un point de vigilance : le PTAC. En effet, il faut veiller à ne pas excéder le poids total en charge du véhicule. Prenons par exemple ce bon vieux Renault Trafic L1H1. Affichant un poids à vide de 1725 kg et un PTAC de 2700 kg, la une charge utile est donc de 975 kg. Avec 90 litres de diesel dans le réservoir, trois gaillards de 90 kilos à l’avant, 100 kg de pièces détachées et d’outillage « au cas où » et 50 kg de caleçons, la masse admissible restante est de 465 kg. Suffisant pour la majorité des meules, mais pas pour une Boss Hoss BHC-3 LS3 et ses 485 kg. Bon… après, si tu possèdes un V8 américain à 72 000€, il y a peu de chance que tu roules en Trafic…
C’est simple : si le PTAC de la remorque n’excède pas 750 kg et que le PTRA (poids du véhicule tracté + tracteur) ne dépasse pas 3 500 kg, alors le permis B suffit. Sinon, c’est passage par la case auto-école pour cocher une option supplémentaire sur le papier rose.
De plus, comme pour le transport en fourgon, il faut veiller à ne pas excéder la charge utile admissible de la remorque. Ainsi, le poids à vide de ton Erdé + le poids de ta bécane sanglée dessus ne doivent pas dépasser le PTAC stipulé sur la carte grise.
Passons aux choses sérieuses. Comment correctement sangler sa bécane pour rouler sereinement ? D’abord, sache que la procédure est la même que ce soit à l’arrière d’un combi ou sur une remorque.
Là, il y a les méthodes faciles comme l’utilitaire avec hayon pneumatique ou encore la remorque basculante. Seconde option : la rampe de chargement pliable. Dans ce cas, allume le moteur, passe la première et hisse ta bécane seulement en jouant avec l’embrayage. Enfin, il existe une ultime voie : le soulevage manu militari. Pour ce faire, dote-toi de 3 potes sous stéroïde et c’est parti pour verser quelques centilitres de sueur.
On commence par immobiliser la bécane verticalement. La méthode idéale reste de caler la jante avant dans un bloc-roue. Ce petit dispositif facilite énormément la vie, surtout quand il s’agit de réaliser l’opération tout seul.
Il faut verrouiller le guidon pour limiter les mouvements de la moto en latéral. Encore une fois, il existe un gadget magique pour cela : l’élingue de guidon. Cette petite tresse en nylon permet de s’arrimer de chaque côté sans abîmer les poignées. On tend alors gentiment – et sans trop forcer - les sangles à cliquets de part et d’autre. Tu n’as nulle part où les fixer sur ta remorque ou dans la cabine de ton fourgon ? Alors, tu peux installer des rails de fixation ou bien simplement des œillets d’ancrage.
Le train avant est donc maintenant doublement immobilisé : par le bloc roue et par l’élingue de guidon sanglée de part et d’autre de la bécane.
Pour ce faire, la manière la plus simple reste de passer des sangles dans les cale-pieds passager, puis de tendre jusqu’à ce que la moto ne gigote plus. Toutefois, cette méthode a un défaut : elle comprime continuellement l’amortisseur arrière ce qui n’est pas terrible pour les joints spi. Tu nous vois venir ? Le produit ultime pour éviter cela, c’est le tyrefix. Entourant le pneu, il permet d’éviter que la moto n’ait du jeu dans l’axe avant/arrière sans pour autant sur-solliciter les suspensions.
Un bloc-roue avant de bonne facture coûte environ 80€. Et il sécurise parfaitement ta moto en position verticale. Il vaut peut-être mieux prévenir que guérir en dépensant ces 80€ plutôt que de devoir racheter carénages et rétros après que la moto se soit couchée à cause des vibrations durant le transport.
2 à l’avant, 2 à l’arrière. Une sangle supplémentaire pour tasser la selle ? Ça ne sert à rien. Ça sera même contre productif car ça induira des frottements qui vont endommager le cuir immaculé de ton assise.
Pour le train avant comme pour l’arrière, il ne faut pas faire de zèle dans le serrage. En effet, plus les sangles sont tendues, plus les suspensions sont comprimées. Au long terme, cela peut en détériorer les joints spi. On serre donc jusqu’à ce que la moto ne gigote plus et c’est tout. Les quelques coups de cliquet « juste au cas où », sont délétères.
Pour les bécanes aux débattements indécents, il est délicat de sangler suffisamment le train avant sans forcer excessivement sur les suspensions. La solution miracle ? Le bloc-fourche de transport. En effet, cette petite pièce en plastique – qui se place entre le garde-boue et le pneu – permet d’immobiliser la fourche avant sans pour autant devoir tendre les sangles à outrance.
Une sangle qui se desserre, un dos d’âne non anticipé : ça arrive. C’est pourquoi, tout au long du trajet, il est bon de vérifier toutes les heures que rien n’a bougé et éventuellement remettre un judicieux coup de cliquet. Une bonne excuse pour faire une pause café.
Te voilà fin prêt pour enfourner ta meule dans ton fourgon préféré et filer vers ta prochaine destination ! Que ce soit pour une balade sur route, une sortie trail entre potes ou bien une session motocross, sache que notre blog regorge de conseils, tutos, comparos... N’hésite pas à potasser nos articles !

Motard passionné de voyage, je reviens tout juste d'un road trip en side-car Ural de 50000 km jusqu'en Mongolie et Asie centrale. Je partage mes aventures à 2 et 3 roues sous le nom d’Uralistan ! Ce qui me passionne dans la moto ? La découverte, les rencontres et le partage.
J'ai amménagé ma remorque tradi qui a des ridelles qui s'enlèvent, le rail et les rampes de chargement c'est 250 €. je garde les ridelles latérales pour accrocher les rampes, éventuellement mettre 2-3 bricoles.
J'avais pas pensé aux joints spi, je vais arrêter de compresser betement alors.. m'enfin !!