Rouler à moto en ville sous la pluie : ce que vous devez savoir

26 mai 2014 • Actualités moto et 50cc, Conseils

moto sous la pluie

©Riccardo Chiarini

Comment adapter sa conduite sous la pluie ?

La conduite d’un deux-roues motorisé est de base assez dangereuse, mais si l’on rajoute le facteur pluie, cela devient carrément sport ! En effet, l’adhérence est nettement diminuée et le risque de glissade plus fort que jamais. Voici donc quelques conseils pour rouler sous la pluie en diminuant au maximum les risques.

Les règles de base pour rouler en deux-roues quand il pleut

scooter sous la pluie

Lorsqu’il pleut et qu’on est en deux-roues motorisé, il faut déjà veiller à avoir un bon équipement de pluie : veste, pantalon (ou combinaison) et avoir mis ses gants et bottes étanches. Cela est primordial pour rester le plus au sec possible et ainsi éviter ainsi les coups de froid et vous permettre de réagir rapidement au guidon.

Il faut ensuite augmenter les distances de sécurité et éviter de doubler. Pourquoi ? D’une part vous allez devoir rouler sur le marquage au sol très glissant. D’autre part, dans ces conditions d’adhérence précaire, vous serez difficilement en mesure d’exécuter des manoeuvres d’urgence si le véhicule que vous doublez ne vous a pas (comme cela arrive très souvent).

Il faut bien sûr s’assurer que les pneus sont en bon état, c’est à dire avec les rainures suffisamment profondes pour permettre à la gomme d’évacuer un maximum d’eau tout en conservant son adhérence.

Compensez la perte d’adhérence sur la route

On dit généralement qu’il faut réduire sa vitesse de 20 à 30km/h lorsqu’il pleut. Pour rappel, voici ce que prévoit la réglementation :

  • 100 km/h au lieu de 110 sur les routes pour automobiles 2×2 voies
  • 110 km/h au lieu de 130 sur autoroute
  • 50 km/h maximum si la visibilité est inférieure à 50m, peu importe le type de voie

Lors d’un virage, l’inclinaison doit être réduite au maximum pour éviter de glisser.

Enfin, comme dit précédemment, il faut éviter de poser vos roues sur le marquage au sol blanc, les plaques d’égoût et autres grilles d’évacuation, ainsi que les jointures en métal et les pavés. Faites également très attention aux ralentisseurs de type coussins berlinois qui deviennent de vraies patinoires sous la pluie.

ralentisseurs coussin berlinois

Les « coussins berlinois », dangereux pour les motards

Gardez une bonne visibilité

Après le risque de glissade, le plus ennuyeux lorsqu’il pleut est le manque de visibilité. Avec les gouttes d’eau sur la visière, les lumières deviennent vite gênantes (la nuit) voire carrément aveuglantes.

Il existe des produits qui permettent à l’eau de glisser sur la visière pour seulement quelques euros, tels que ce spray IPONE. Ainsi que des gants munis d’une petite raclette sur le pouce ou l’index permettant d’essuyer son casque.

Pour lutter contre la buée, le plus efficace reste la lentille « Pinlock » fournie avec la majorité des casque. Elle se positionne simplement à l’intérieur de l’écran.

Une autre solution dans ces cas là, peut être d’installer une large bulle qui, grâce à un flux d’air maîtrisé, chassera les gouttes.

Bien connaître sa machine

Sentir lorsque son scooter ou sa moto décroche est essentiel. Profitez d’un parking isolé ou d’une ruelle déserte un jour de pluie pour tester vos  limites de freinage de manière progressive.

Vérifiez si vous possédez des assistances électroniques (ABS) ou des modes de conduite adaptés et apprenez à les configurer. La technologie a fait des progrès considérables ces dernières années et peut potentiellement vous sauver d’une belle glissade !

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